Jens OLSEN « l’Astromécanicien »


C’est le 27 juin 1872, au sein d’une modeste famille, que naquit Jens Olsen à Ribe au Danemark. Sa passion pour l’horlogerie lui vint sans doute d’un soir, quand sa sœur ainée lui lut, du livre « Une famille Polonaise » de Carsten Hauch, une histoire où l’on découvrait l’horloge d’un château, surmontée d’un aigle majestueux qui déployait ses ailes quand sonnaient les heures. Mais hélas, un jour cette horloge s’arrêta et personne ne put jamais la réparer. Le jeune Jens ne pouvait pas comprendre cela, car, pensa-t-il, s’il était possible de construire cette horloge, il est également possible de la réparer. Il décida de devenir horloger une fois grand et de remettre cette horloge en marche.
Le petit Jens fréquenta l’école communale de Ribe. Alors que dans les autres matières il était médiocre, il se montra très brillant en calcul, physique et mathématiques. Il voulait encore toujours devenir horloger, mais son père le plaça comme apprenti chez un serrurier chez qui il devint un excellent mécanicien. Puis, il devint compagnon ce qui lui permit de voyager à travers tout le pays et l’Europe, et de travailler chez plusieurs employeurs et eut même de temps en temps l’opportunité de travailler sur des horloges. Il décida toujours de ne travailler que cinq jours par semaines. Les deux autres jours, il les consacra à étudier l’astronomie et les horloges.

Pendant ses multiples voyages, il fit une halte à Strasbourg et étudia pendant onze jours la fameuse horloge astronomique de la cathédrale. Mais les heures de visite ne lui suffisaient pas et il décida de se cacher et se laisser enfermer afin de mieux pouvoir l’étudier heures par heures. Son but dit-il, n’était pas de la copier, mais plutôt de constater qu’elle aurait dû être tout autrement.

Son périple international le mena par la Suisse, pays des horloges où il eut confirmation de sa passion pour la mécanique de précision et se termina à Paris où il travailla pendant un an et demi.

A son retour au pays, il se maria et s’installa à son compte et devint horloger. Il installa son atelier dans la petite maison que possédait sa femme. Et bientôt, grâce à ses capacités, il fut reconnu comme horloger, mécanicien de précision et astronome, à tel point que des grandes institutions scientifiques lui soumettaient divers travaux très complexes, qu’il eut beaucoup de plaisir à réaliser.
Il avait enfin terminé tous les calculs astronomiques et les soumit à l’astronome Elis Strömgren qui les approuva. Maintenant plus rien ne pouvait l’arrêter. Il pouvait donc commencer son œuvre qui devait durer environ une vingtaine d’années. Il s’acharna sans relâche à son œuvre aidé de quelques collaborateurs. Il était très heureux de savoir que son œuvre magistrale avait une place assurée à l’Hôtel de Ville de Copenhague.
Mais il était âgé maintenant de soixante dix ans et en automne 1945 il dut subir une intervention chirurgicale. Elle parut s’être bien passée, mais le 17 novembre 1945, Jens Olsen mourut.


L’horloge fut achevée par ses collaborateurs et fut mise en marche par le Roi du Danemark, Frédéric IX le 15 décembre 1955 à 15 heures.
L’horloge astronomique de Copenhague est composée de 12 mécanismes qui sont tous reliés entre eux. Elle est divisée en trois groupes principaux :
La partie centrale qui donne l’heure du temps solaire moyen ainsi que le temps sidéral et le calendrier principal.
La partie gauche qui comporte 4 cadrans, donne l’heure locale, l’heure solaire vraie et l’équation du temps ainsi qu’un calendrier Grégorien.
La partie de droite comporte une carte céleste qui donne le ciel du moment ainsi que le déplacement du pôle céleste, la révolution géocentrique qui montre les éclipses solaires et lunaires, la révolution héliocentrique et les jours du calendrier julien.

L’horloge est placée dans une vitrine sur un socle de granit. L’air qui circule à l’intérieur est chauffé pour la débarrasser de toute humidité.
Elle est visible au rez-de-chaussée de l’Hôtel de Ville de Copenhague au Danemark.

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